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ARTICLE HORSE : SERIE 2

Suite de l’article Equisport du mois d’août

consacré à l’évolution de l’équitation telle que perçue par l’auteur (retour du n° 8 Science Equestre en Octobre)Sorti de l’école de Faulx les Tombes (Gesves) en juin 1974 j’ai fait mon service militaire comme chasseur à cheval (canonnier char).

Durant ces dix mois passés à Arrnsberg en Allemagne j’ai quand même pu monter un peu les chevaux de deux officiers qui les avaient mis en pension dans un manège assez proche de la caserne et participer au championnat militaire (obstacle) à Léopoldsburg.

Les trois ou quatre cavaliers que nous étions à la caserne persuadèrent les officiers que l’équitation pouvait être considéré comme un sport viril (seul les Guides et Lanciers avaient des manèges et les chasseurs à Cheval ne les aimaient pas, pourquoi …?).

L’année suivant la fin de mon service, un manège fut cependant inauguré au sein de la caserne (premier moniteur : M. Jean-Frédéric Magis qui m’avait suivi de près dans sa formation au manège chez monsieur de Loménie et aussi à Gesves).

Je me suis lancé ensuite comme indépendant dans la vie professionnelle en tant que professeur d’équitation ; je dois mes premières places aux recommandations de mon maréchal ferrant, Jules Bebronne ; l’une, près de Saint Vith à Börn chez Willy Peters et l’autre au Mas à Dolembreux (suivi 4 ans plus tard par J.F Magis).

Mes journées passées en dehors ce ces deux manèges se composaient de séances de débourrage, quelques leçons particulières et beaucoup de leçons collectives. Le dimanche j’allais souvent en concours régional CCLR (GEPL de nos jours) de dressage ou d’obstacle, parfois en complet accompagné de mes élèves.Une autre association organisait de temps en temps des concours à cette époque dans la région de Liège : les amis (C.E) de Saive (ou une dénomination dans ce genre).

Les dimanches sans concours il y avait de 6 à 8 leçons au manège. J

e montais en compétition des chevaux de propriétaires ou de commerce ; je me souviens de très bons moments passés à essayer de battre des cavaliers comme (entre autres) : Léon Dourcy, J. Bourdoux, M.Tecqmenne, A. Duysen, M. Stassen, J-M Baiverlain, J-M Corrin, A. Low, G. Brocart, J. Thiry, O.Desemberg, Mlles Goëmé, Lechanteur, Steinbuch, Müller, Ne

zer (toutes encore junior à l’époque) et J.Genon + tous ceux dont les noms ne me reviennent pas en mémoire…

Il y avait toujours une très bonne ambiance durant les épreuves qui se déroulaient sur des hauteurs de 90cm 1m20.

Les moniteurs « vedettes » étaient déjà F. Engels, Luc Pirick , J.Kettmus et G. Parotte, A. Poot et D. Mansted (ortho ?).

Les concours GHBRU correspondaient à l’époque aux actuels C2 organisé par la LEWB. La FRBSE gérait des épreuves étalées du 1m20/30 aux plus grosses hauteurs. Un premier grand manège couvert fut inauguré à Micheroux et je me souviens des concours hivernaux ainsi que des concours internationaux qui y eurent lieu, des coupes du millénaire aussi ; c’était prestigieux en Province de Liège à l’époque.

Une autre fois une grande fête y  fut organisé pour le Xème anniversaire de CCLR : chaque cercle présentait un numéro, c’était très diversifié mais le plus spectaculaire avait été le groupe de jeunes présenté par le cercle de Dolhain (mise en selle sur une série d’obstacles en ligne) ; les cavaliers avaient exécuté le dernier passage assis à l’envers sur leurs chevaux ! Lionel Collard Bovy, élève de Joseph Kettmus, devenait champion de Belgique junior à l’age de 16 ans. Il y avait alors encore très peu de groupes constitués montant des poneys.

En 1977 ou 78 l’application de la TVA devenait obligatoire pour les leçons (pour le reste des activités équestres aussi) et M.Pierre Boulanger (Ecuyer) et moi-même furent les premiers à avoir un registre de commerce et un n° de TVA en province de Liège. Je fus de ce fait aussi le premier contrôlé « sévèrement » dans mon cas.

On organisait de temps en temps des passages d’examens du premier degré, un peu moins souvent du deuxième degré ; beaucoup de cavaliers « amateurs » se préparaient aux examens qui étaient fort semblables à ceux organisés actuellement (le deuxième degré était un peu plus facile à l’époque).

Les brevets étaient délivrés par la FRBSE. Des formations (courtes) ADEPS qui se déroulaient déjà à Gesves permettaient à certains de se former au métier d’enseignant. Afin de ne pas oublier ce que j’avais appris et continuer à me former j’avais demandé à pouvoir (re)suivre ces formations ADEPS à Gesves (alors que j’avais déjà mon diplôme).

J’ai aussi gardé un souvenir extraordinaire d’un stage suivi avec Maître Oliveira; de stages avec Anne d’Ieteren et d’autres stages ( Hunterseat)  dans les installations à Erezée sous la surveillance de N.Pessoa.

Les cavaliers américains gagnaient tout à cette époque et tous appréciaient l’élégance de leur position et la sensation de facilité qui se dégageait de leur monte.

Leur entraîneur, monsieur de Nemethy, commençait à se faire connaître chez nous.

Certaines épreuves en national comme en régional (il y avait deux catégories) étaient jugées selon la formule du Hunterseat (points+présentation+ style du cavalier et du cheval). Une finale se déroulait au jumping de Bruxelles.

Les promoteurs et/ou cavaliers participants étaient N. Pessoa, J.P Musette, F.Mathy, Hervé Daout, Evelyne Blaton et son frère, B.Vander Elst, Eric Wauters, Michel Deprez rejoint bientôt par d’autres. Monsieur le Roland, célèbre Ecuyer et cavalier en dressage vint s’installer en Belgique aussi.

L’équitation Belge commençait une évolution marquante qui se poursuivit grâce à la venue régulière un peu plus tard de monsieur de Nemethy en personne et de Georges Morris par la suite. Toute l’Europe suivit ce mouvement et ceci abouti à une uniformisation de la monte toujours d’actualité de nos jours ; les différences entre monte à la française, allemande, italienne, anglaise s’atténuèrent fortement.

Le dressage des chevaux était plus poussé tout en restant naturel, souple avec des positions sobres et élégantes, des aides discrètes. Ce qui m’a marqué le plus était le fait de devoir garder en permanence, avant, au-dessus et après le saut tout le poids du corps dans les talons nettement descendus, genoux jamais serrés et mollets très fixes à la sangle.

Le buste s’inclinait moins en avant que ce que j’avais appris et on « n’aidait pas » le cheval.

On ne devait plus tellement se préoccuper de placer les trois dernières foulées mais bien de conserver une amplitude et une cadence constante sur toutes les foulées. On devait pouvoir réaliser, à amplitude régulièrement maintenue, peu ou beaucoup de foulées entre deux obstacles tout en gardant le cheval « aux ordres » et calmes. J’étais étonné de voir nos cavaliers de très haut niveau monter en groupe avec monsieur de Nemethy, le plus souvent sur des exercices de base et des obstacles souvent très bas.

Les rênes allemandes attachées au poitrail étaient proscrites ainsi que les flexions d’encolure ; le dressage était très « classique ». 

Je vous recommande son livre (la méthode Némethy Editions Lavauselle) qui reste pour moi, même actuellement, un des livres les plus importants de l’équitation moderne. Un détail amusant : les bottes fines et souples ont commencé à être à la mode grâce à cette évolution.

En dehors du travail des chevaux, du débourrage et des cours je tondais, toilettais et exerçais de plus (tôt le matin) un second métier. J’alimentais les boulangeries en pain et en pâtisseries mais ai aussi fait la tournée des médecins pour allez chercher les prises de sang, etc.

 J’ai vidé des boxes, fait le barman, un peu de commerce de chevaux ou de matériel de sellerie. J’avais également quelques chevaux en pension à la maison et je faisais saillir mes juments par les étalons de M. Gustin père et fils (Philippe).

Les saillies avaient lieu le plus souvent en prairie.Une fois par mois j’assistais aux réunions des cercles CCLR en accompagnant les représentants des cercles ou je travaillais: le Mas, Börn ensuite Saint Vith, le Ry-Poney, le Pégase noir (Comblain au pont, cercle disparu) Mont Saint Jacques et enfin le Ry de Bosson ; les réunions duraient souvent jusque minuit ou plus et l’ambiance était « passionnée ». Les personnalités dont je me souviens le mieux étaient M. Lorquet(père), M. Lejeune (un autre), M.Adam, M. Collard Bovy, M.(et Mm) Desama, M. Dujardin (d’abord chronométreur, ensuite chef de piste)J’ai alors éprouvé (1979/80) le besoin d’avoir mes propres installations.

J’étais sur le point de reprendre Mont le Soie (M.Crunenberg le fit) ainsi que le manège à Baufays lorsque je fus contacté par Gesves pour être professeur à mi-temps.

J’ai alors rassemblé mes élèves dans le manège de M. L.Pirick pour exercer là l’autre mi temps.

Suite (de 1980 à 2004) et probablement fin lors d’un article suivant.Je vous prie de bien vouloir pardonner les oublis ainsi que l’une ou l’autre erreur dans cette narration forcément incomplète.

J’ai probablement et malheureusement oublié de mentionner l’une ou l’autre personnalité marquante de ces époques, qu’elles m’en excusent.Je n’ai jamais eu une très bonne mémoire (surtout celle des noms).

Etienne Patigny Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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ARTICLE HORSE : SERIE 1

Il me semble intéressant de pouvoir vous communiquer mon point de vue personnel face à l’évolution du monde et des métiers liés au cheval depuis que je pratique l’équitation (40 ans).

Ceci prendra aussi quelques articles que j’intercalerai entre ceux de science équestre.

Si cela ne vous intéresse pas ou trop peu alors surtout signaler le moi ! Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour ceux qui ne me connaîtraient pas ou depuis peu, voici quelques précisions:

J’enseigne l’équitation en tant que professionnel et à temps plein depuis maintenant 30 ans.

Après avoir exercé durant cinq ans comme indépendant je me suis retrouvé professeur à Gesves mais ai toujours continué jusqu’à ce jour à entretenir des contacts fréquents et réguliers avec les élèves cavaliers, les moniteurs, les manèges et toutes les instances sportives et autres liées au cheval.

 J’ai pu rencontrer et profiter des discutions et leçons données par beaucoup de bons enseignants et cavaliers, Belges et étrangers.

Je suis toujours resté intéressé et passionné par la vie autour du cheval : l’enseignement du débutant au confirmé, le dressage et l’obstacle sans préférence, ouvert sans préjugés sur les autres disciplines pour ce qu’elles peuvent apporter de positif et me faire évoluer dans la réflexion, le sport comme le loisir.

Durant ces années, j’ai été un des professeurs « d’énormément » de personnes ayant obtenus un brevet d’enseignant ou qui sont devenus juges, chef de piste, officiels mais aussi et surtout cavaliers de bon niveau.

Remontons maintenant dans le temps de mes débuts à cheval pour vous raconter comment j’ai vécu l'époque et pu ressentir mon environnement.

La plus part des jeunes débutaient l’équitation vers dix, douze ans ; j’avais 11ans. Les cavaliers s’étaient initiés à l’équitation grâce a un camp de vacances ou lors des séances d’équitation qui étaient proposées comme activité sportive dans le cadre et les horaires scolaires ou encore durant des vacances à la mer du nord ; il était fréquent à l’époque pour beaucoup d’entre nous de passer une quinzaine de jours (voir plus) de vacances à la côte Belge.

J’ai reçu mes premières leçons à la longe du père de Luc et Jean-Paul Musette en apprenant à serrer les genoux et à ne pas perdre les pièces de 25 centimes placées entre ceux ci et les quartiers de la selle (à ne plus jamais faire) . 

Les manèges ne disposaient pas toujours d’une piste couverte. Le manège couvert était souvent de dimension réduite : entre 15 et 20m de large et 30 à 40m en longueur maximum. Quelques manèges (1 ou 2) faisaient exception (La Chevalerie entre autre).

 J’ai monté régulièrement à raison de une fois par semaine et le plus souvent possible tout en logeant sur place durant les semaines de vacances; au début on logeait dans la paille, les repas étaient réalisés de manière« familiale »et préparés par l’épouse, l’une ou l’autre maman ou bénévole.

 Il y avait dans mon manège un club des jeunes (de 12 à 18 ans) avec une présidente (qui est devenue monitrice par la suite) et lorsqu il pleuvait de trop ou que la piste était impraticable nous recevions beaucoup de leçons de théorie (une demi case de notre abonnement, parfois une).

J’ai vu le prix de l’abonnement augmenter progressivement et passer de 700 à 1000frs pour 10 leçons (la 11ème gratuite).

Je me rendais au manège les premières années à vélo (+/- 10 km) par tous les temps. Plus tard un système de covoiturage fut mis en place, le manège disposa aussi d’un minibus.

Les poney-club n’existaient pas à l’époque mais chaque manège possédait 1, parfois 2 poney qui étaient les mascottes et que certains montaient ou attelaient (faire de la pub en se promenant dans les quartiers environnants).

Nous passions des brevets (internes au manège) et participions aux concours de dressage et d’obstacle dans notre manège, exceptionnellement ailleurs. Les jeunes étaient chargés du pansage, des boxes, de l’entretient du matériel (obstacles et sellerie). Plus âgé et plus confirmé nous faisions de grandes promenades en foret de Soignes ; des demi journées souvent le dimanche.

Les spectacles nous demandaient beaucoup de répétions (payantes) et quand mes parents eurent acheté notre premier cheval pour mon frère et moi (16 ans) nous avons encore été beaucoup plus fréquemment monter (3 à 4 x par semaine).

On faisait énormément de mise en selle, monter sur le plat, à l’obstacle ou en promenade sans étriers ; de la voltige aussi.

 Les adultes qui montaient (ils étaient aussi nombreux que les adolescents en leçons) étaient soumis au même régime.

Notre professeur nous donnait cours en tenue d’équitation (+toque et cravache) et nous le saluions correctement en début et fin de leçon tout en le remerciant personnellement lorsque nous défilions devant lui à la sortie de la piste. Il y avait +/- 40 chevaux au manège dont une moitié de propriétaires.

La leçon comptait le plus souvent de 8 à 16 cavaliers.

La discipline au cours était stricte, nos vêtements sobres et nos bottes (en caoutchouc) cirées, le pansage de nos chevaux impeccable.

Nous pouvions accompagner notre professeur lorsqu’il montait dans les quelques endroits ou se déroulaient des concours officiels de la Fédération Belge des sports équestres (1m10 à 1m20 parfois plus) ; la veste était noire ou, plus souvent rouge, certains portaient sur le col ou les manches les couleurs du club (qui devaient être acceptées au préalable à la fédération).

Une fois l’an, en décembre, tous se rendaient au concours international au Heysel pour voir évoluer les cavaliers d’obstacles vedettes de l’époque : les frères d’Inzéo, Winkler, Schockemoële et autres grands noms ; une année le spectacle (pour clôturer les soirées) fut assuré par Maître Oliveira et son fils ; c’est là que je le vis pour la première fois sans me douter évidemment que je recroiserait sa route quelques dix années plus tard. Je ne sais plus si c’est alors ou plus tard que j’ai pu voir les frères Lorquet sautant au tournoi de l’avenir (en scolaires) !

Pour conclure ce passage, je profite de l’occasion, même s’il est décédé depuis, pour remercier mon professeur qui durant ces 5 à 6 premières années m’a procuré une très bonne mise en selle, du cran à toute épreuve et finalement l’objectif de devenir cavalier et plus tard enseignant ; merci encore Monsieur de Loménie (Ecuyer).

L’époque suivante (1971/4) nous conduit vers mes études à l’Ecole de Gesves (Faulx les Tombes à l’époque) et vers une pratique régulière de la compétition (et l’entraînement) dans les trois disciplines Olympiques.

Le directeur fondateur était M.Paul Daout, monsieur Paul Mertens( toujours actuel président du cercle de Gesves) était discret mais déjà très actif. Les professeurs (et mes futurs collègues en tant que jeune professeur bien plus tard) étaient Hervé Daout et Alain Hubert ; un Ecuyer français, passionné de concours « complet » qui ne resta pas fut aussi un très bon enseignant.

Je n’insisterai pas sur les autres professeurs, dont certains très intéressants que j’ai déjà pu rencontrer également à cette période.

Mes parents avaient acheté trois chevaux : Corazu / étalon pur-sang, plus « dressage » (65.000frs), Schéridan / toutes disciplines (110.000frs) et Grand Espoir / plus « obstacle » (135.000frs). C’étaient des chevaux chers pour l’époque (1974) mais performants sur des hauteurs jusque 1,20m (et + peut-être avec des meilleurs cavaliers).

Nous allions en concours national (FRBSE) et au GHBRU (Groupement Hippique Belge de cavaliers Ruraux et Urbains). Les concours régionaux ont du exister ou commencer vers cette époque mais on en parlait peu. 

Nous parcourions les quatre extrémités de la Belgique (à 40 ou 50 km/h de moyenne maximum) pour aller en concours avec nos camionnettes transformées pour y mettre deux chevaux.

Lorsque nous devions transporter un grand nombre de chevaux cela se faisait par un transporteur professionnel avec un camion à bestiaux et les chevaux séparés par une corde. Les concours avaient lieu parfois dans des prairies (il y avait parfois encore les bouses de vaches), certains terrains clôturés par un ruban ; il y avait bien sur aussi quelques plus belles infrastructures avec d’assez grandes pistes en sable. Chaque chandelier d’obstacle (les « oreilles » sont apparues plus tard) pesait une trentaine de kilos (ou plus), les cuillères étaient profondes et larges, les barres lourdes et de diamètre irrégulier ; il y avait beaucoup plus d’obstacles naturels que maintenant (bidets ou fossés creusés dans le sol, butes, talus, pianos…).

 Les distances n’étaient pas mesurées au décamètre par le chef de piste, sauf parfois dans les combinaisons.

 En 1,10m dans les grands concours nous pouvions avoir 65 à 70 participants sur 1,10m mais cela passait à 30 ou 20 cavaliers sur 1,20 ou 1,30m et il n’y avait plus que quelques concurrents sur des hauteurs encore supérieures.

Roland Poelmans, un de mes collègues de classe, sautait en troisième série (1,30m) à l’époque.

En hiver, beaucoup de cavaliers venaient sauter à Faulx les Tombes car sa grande piste (24x65m) faisait alors exception.

En dressage, l’épreuve la plus grosse était souvent la D (niveau M actuel) ; à un niveau juste supérieur on ne comptait que quelques rares cavaliers.

Les chevaux, en général, étaient moins bons que maintenant : les modèles moins homogènes, souvent ils manquaient de sang, les aplombs étaient plus souvent défectueux et, à part quelques exceptions, ils sautaient moins haut en étant moins adroit et respectueux, les étalons étaient sélectionnés uniquement sur leur origine et leur modèle ainsi que durant quelques mètres sur les allures du pas et du trot (parfois sur des pavés).

 Les moins bonnes juments (souvent celles qui ne sautaient pas) étaient souvent mises à l’étalon. Il n’y avait pas d’examens vétérinaires (à l’approbation des étalons) et il fallait toujours attendre quelques (beaucoup) années pour savoir si la production était tarée ou si les produits de tel étalon avaient un coup de saut.

Les interventions chirurgicales, en cas de coliques, ne se pratiquaient pas encore, les épidémies de grippe équine et les gourmes étaient plus fréquentes qu’actuellement. En élevage, les origines « à la mode » étaient Ibrahim, Rantzau, Ultimate, Flügel, Lugano …bientôt Codex.

Le nombre de chevaux participant au Championnat de Belgique des jeunes chevaux augmentait tout doucement et je me souviens (entre autre) de M.Motmans, François et Eugène Mathy, Eric Wauters, Christian Huysegoms, Yves Smeesters , Joseph Baurès, Edgard Cupper…

Cette relation des faits est telle que je l’ai perçue personnellement, à l’age que j’avais (18-20 ans) et avec mes connaissances de l’époque ; il se peut donc que ma relation comprenne des inexactitudes ou des erreurs chronologiques.

Suite : (éventuellement au prochain n° hors série)

P.S : la suite devient, à mon avis, plus intéressante au fur et à mesure que l’on se rapproche de la situation actuelle de l’équitation et des manèges.

Etienne Patigny

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SCIENCES EQUESTRES : CHAPITRE 12

Introduction et résumé des articles précédents (situation des cavaliers par rapport à une progression) 

Les cavaliers sont encore débutants à l’obstacle et les objectifs d’enseignement des dernières leçons ont été :

  • Sur le « plat » :Recherche d’aisance (morale) et de stabilité de l’équilibre des cavaliers « sur les étriers » aux galops de « travail » (cercles de 12 à 15m de diam.) et « moyen »  (cercles de 20 m). Le cavalier devait maîtriser chaque vitesse constante et régulière mais également la géométrie des cercles.
  • A l’obstacle : être capable…

1.De sauter un obstacle à la fin d’une ligne de barres disposées au sol à passer au trot sans gêner le cheval (selon les critères renseignés dans l’article n°10)

2.De sauter des lignes d’obstacles (voir article n°11)Tous les abords se sont fait au trot, le cavalier galopant après l’obstacle (en cercle) tout en s’appliquant à réaliser la transition vers l’allures inférieure « en prenant son temps » pour les réaliser sans défenses (correctement demandées), en légère suspension tout en se redressant.

Objectif (s) d’enseignement suivant(s) :

  • Sur le « plat » :

1. Etre capable de quitter les cercles aux galops de travail (par la suite également au galop plus allongé) en maîtrisant la vitesse régulière ; d’alterner cercles et lignes droites de plus en plus longues.

2. En cercle, pouvoir varier les amplitudes des galops (travail et + allongé de manière plus fréquente et moins progressive, d’abord 1x par cercle ensuite 2x par cercle).

Exercice 1 : en A commencer à allonger pour être au galop le plus allongé de retour en A, commencer à ralentir en A pour être au galop le plus court de retour en A.

Exercice 2 : en A commencer à allonger pour être au galop le plus allongé en X, commencer à raccourcir pour être au galop le plus lent de retour en A.3. Perfectionnement du départ au galop en cercle jusqu’au départ par prise d’équilibre du pas (par contre passer encore du galop au trot sans trop modifier (ralentir) la vitesse mais sans défenses et dans le calme, sans creuser le cheval donc en restant « léger ».

Le but est d’obtenir un « savoir faire » supérieur des cavaliers dans des mises en situation plus difficiles sur le plat que ce que nous aurons besoin à l’obstacle.

Durant presque toutes les leçons d’obstacles qui suivent les cavaliers devront pouvoir garder une vitesse et une amplitude de galop constante et régulière. Ils devront donc  pouvoir réagir à toute initiative du cheval qui varierait son galop (qui accélère ou ralenti sans qu’on le lui a demandé). 

Comment utiliser sa position et ses aides au galop plus allongé, de travail ou pour passer de l’un à l’autre 

1. Equilibre proche mais hors de la selle aux allures plus étendues, l’entièreté du poids sur les étriers, buste légèrement incliné en avant (comme au trot enlevé)

2. Equilibre toujours sur les étriers mais assiette « dans la selle » (qui touche) aux allures plus raccourcies, la plus grande partie du poids du cavalier sera encore sur les étriers, buste redressé (d’aplomb : jamais en arrière de la verticale)

3. Pour demander le ralentissement : prendre la position indiquée au point 2 et ensuite fermer les mains sur les rênes en les élevant sur un plan vertical (jamais vers l’arrière).

L’assiette du cavalier s’avance sous ses épaules et le cavalier aura fléchi ses articulations (chevilles, genoux, hanches) pour descendre dans sa selle. Il faut ni pousser plus sur ses étriers, ni serrer les cuisses et encore moins les genoux ; il faut par contre descendre cuisses et genoux lorsqu’on fléchit (plie). La voix (douce) utilisée au début chaque fois que l’on se redresse (avant l’action des mains) est une aide efficace et précieuse si elle n’est pas utilisée à tout bout de champs mais comme « convention » qui permet au cheval de d’abord comprendre  ce que nous voulons. Cesser d’agir dès (le début) l’obéissance.

4. Entre deux demandes il est important que le plus souvent (quasi tout le temps) nous ne faisions « rien » pour que le cheval détecte clairement toute modification de notre position ou de l’emploi de nos aides.

 La fixité (absence de tout mouvement inutile ou involontaire) du cavalier entre deux demandes doit être un souci permanent. Les mains seront immobiles, le contact avec la bouche du cheval sera régulier et constant, les coudes souples se plieront et se déplieront plus ou moins pour diminuer ou augmenter le mouvement de balancier dont le cheval à besoin en fonction de l’amplitude et la fermeture ou l’ouverture du cadre du cheval (base de sustentation).

5. Les demandes d’allongement se font en prenant la position déjà décrite pour les allures plus étendues et par l’action amplifiée de l’assiette, des mollets, talons ou la cravache si nécessaire. Les mouvements seront plus amples mais sans agitation ou précipitation.

6. Dans tous les cas et en permanence quelle que soit notre demande, le bas de la jambe sera resté fixe et en position derrière la sangle et sous notre assiette.

Connaissances utiles (théorie) 

  • Mis à part les cas d’abords et de sauts d’obstacles droits et très haut ou au contraire d’obstacles très larges, le plus souvent la parabole que décrit un cheval au dessus de droits, d’oxers montants, cubes ou d’un spa sera identique et demi-circulaire. Le milieu et le point le plus haut de cette parabole devront se situer au dessus de la barre la plus haute. La base (de la battue à la réception) sera égale au diamètre et le point culminant sera égal au rayon. Seul un cavalier nettement plus confirmé que ceux qui nous intéressent pour le moment pourra adapter son abord de manière plus spécifique (et souvent instinctive, de par l’expérience le plus souvent).

Tous les chevaux ne disposant pas d’un « gros coup de saut » il est aussi évident qu’il serait parfois nécessaire d’adapter l’abord et la parabole de saut pour certains chevaux pour qui un obstacle de 1m de haut est un gros obstacle, ou 1,20m très large.

 A l’autre extrême on peut constater que les éleveurs ont durant ces dernières 25 années tellement améliorés les capacités de saut de nos chevaux que les sauts semi-circulaires abordés à cadence constante et régulière sont souvent la règle aujourd’hui jusqu’au parcours les plus impressionnants.

  • Si le point précédent est respecté on constate de suite qu’un cheval, à hauteurs égales d’obstacles, devrait placer sa battue plus loin du piedd’un droit et plus près du pied d’un obstacle lorsque celui-ci est large mais plus bas devant. Attention : cette différence reste assez faible lorsqu’on compare un droit et un cube (que l’on rencontre le plus souvent en parcours).
  • Nous aurons cependant assez de travail à réaliser d’abord des parcours à foulées régulières et constantes simplement en adaptant l’amplitude des foulées entre les obstacles seulement en fonction de la hauteur. Petit obstacle = petite parabole et galop adapté (plus court). Plus gros obstacle = parabole plus haute et plus large donc aussi un galop plus ample entre les obstacles. Ceci explique que ce qu’on appelle le « tempo de base » que l’on installe bien avant le premier obstacle à sauter soit plus court et lent sur des petites hauteurs (70/80/90cm) et augmenté en amplitude (et en conséquence en vitesse) au fur et mesure que les obstacles sont plus hauts.

Notre intérêt, quel que soit la hauteur est cependant de garder nos chevaux en équilibre afin de leur faciliter ces sauts et ce souci de cadence constante et à amplitude plus ou moins grande restera donc longtemps notre base de travail la plus importante. Le cavalier devra éviter tous les changements de positions ou d’emploi des aides (assiette, mains, jambes) qui perturberaient le calme et/ou l’équilibre du cheval (mauvaise position, pousser ou tirer le plus souvent). Les moniteurs définissent le plus souvent cette façon de monter à foulées régulières et constantes par la l’expression suivante : « TENDRE et ATTENDRE sans DETENDRE ».

  • Nous allons travailler dans un premier temps presque uniquement sur des courbes. Ce fait se justifie parce que la courbe (si parfaitement dessinée et réalisée) va permettre au cavalier de nettement plus facilement maîtriser la vitesse de son cheval. Le calme et l’aisance du couple cavalier/cheval ainsi que l’équilibre du cheval seront ainsi également maintenus. Tout ceci doit permettre au cheval d’obéir et de sauter avec facilité.

Il faudra relire toutes les leçons de « dressage » qui précèdent pour bien comprendre pourquoi les variations d’amplitudes en agissant entre deux obstacles disposés en ligne droite sont les toutes dernières que nous réaliserons dans un programme de travail. Si vous ne trouvez pas je vous le rappellerai.

Etienne Patigny Ecuyer de niveau 3 Professeur à Gesves

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